04
juin
2026

Charles-Antoine Kouakou, une nouvelle plateforme médico-sociale pour faire évoluer l’accompagnement

Début mai 2026, la plateforme médico-sociale Cesap Charles-Antoine Kouakou a ouvert ses portes à la frontière de Paris (75) et de Saint-Ouen (93), non loin de la Porte de Clignancourt.
Issue du rapprochement des établissements de La Colline et du Cap Vert, elle s’inscrit dans une dynamique de transformation des modes d’accompagnement.

Installée dans un bâtiment de 3000 m², la plateforme médico-sociale Cesap Charles-Antoine Kouakou offre des espaces lumineux et ouverts, pensés pour les jeunes accompagnés comme pour les professionnels.
« Il y a de l’espace, de la clarté : cela offre du souffle, de la liberté de mouvement », souligne Anabelle Guy, directrice de la plateforme. L’équipe pluridisciplinaire engagée, bienveillante peut déployer encore davantage son inventivité.

Une offre globale et évolutive

La plateforme déploie plusieurs modalités d’accompagnement, permettant de s’adapter aux parcours et aux besoins :

  • un accompagnement en milieu ordinaire (SESSAD) pour les 0-25 ans (100 places)
  • un accueil de jour (EEAP) pour les 0-20 ans (54 places – le site du Cap Vert rejoindra les locaux en septembre 2026)

D’ici la fin de l’année, une offre d’hébergement temporaire (8 places MAS et 8 places EEAP) viendra compléter ce dispositif.

Au-delà de ces modalités, l’enjeu est de proposer une réponse globale, coordonnée et évolutive, pour les enfants, adolescents et jeunes adultes en situation de polyhandicap, ainsi que pour leurs familles.

Le nom Charles-Antoine Kouakou

Inspiré de Charles-Antoine Kouakou, champion paralympique, ce choix de nom incarne une conviction forte : reconnaître et valoriser les capacités de chacun. Il propose une figure d’identification positive du handicap et inscrit la plateforme dans son contexte géographique : les jeux paralympiques 2024 où nous avons été frappés par la technicité, la ténacité et la joie des sportifs de haut niveau.

« Les enfants accompagnés sont capables de beaucoup. Il faut valoriser leurs capacités, se réjouir des petites choses et célébrer la joie », défend Anabelle Guy.

Un changement de paradigme : faire avec 

La plateforme s’inscrit dans une logique de transformation qui dépasse l’organisation. Elle invite à faire évoluer les pratiques. La directrice Anabelle Guy en est convaincue :

« Sortir de l’entre-soi, croiser les regards, construire avec les familles. Il faut faire valoir les savoirs des parents, s’ouvrir à leur parole ».

Cette approche vise à construire des réponses au plus près des attentes et des besoins de chacun – personnes accompagnées, familles et professionnels.

Un cap pour le territoire

La plateforme porte enfin une ambition plus large : devenir une ressource identifiée sur le territoire autour du polyhandicap.

« C’est un chemin qui – je l’espère – nous conduira à être identifiés comme un acteur fort, avec une expertise métier, une individualisation de l’accompagnement et un espace où chacun trouve sa place, à son rythme et selon ses envies. »