S’engager au-delà de son expérience personnelle
L’engagement de Jean‑François Dagois au sein de Cesap est intimement lié à son histoire familiale. Sa fille, âgée de 3 ans et demi, intègre l’établissement Le Poujal, à Thiais (94), en 2004.
La même année, une éducatrice porte un projet de séjour à la montagne pour les enfants accompagnés dont Jean-François Dagois dira qu’il aura été « une épopée fantastique ». Sollicité pour participer à la recherche de financements nécessaires à sa réalisation, il se rapproche de l’association de parents du Poujal, et participe à la mobilisation autour du projet.
À cette période, André Schilte, alors président de Cesap, souhaite renforcer la représentation des familles au sein du conseil d’administration. Les CVS sont invités à identifier des parents susceptibles de s’engager dans la gouvernance associative. Pour Jean-François Dagois, cette ouverture permettait « de rééquilibrer la parole et d’avoir une vision plus complète, plus juste de ce que vivent les personnes accompagnées et leurs proches. » C’est avec cette volonté qu’il rejoint le conseil d’administration en 2005. « J’avais au fond de moi l’idée de pouvoir contribuer à améliorer l’accompagnement, d’apporter ma pierre à l’édifice. »
Pour lui, la présence de parents au sein du conseil d’administration est essentielle. Elle permet d’apporter une connaissance directe des réalités vécues par les personnes accompagnées et leurs proches. Mais cette expérience ne suffit pas à elle seule. « Quand on est administrateur, on n’est pas que parent. La posture et le regard doivent être différents, et il faut savoir dans quel rôle on se place. »
Au fil de son engagement, s’affirme l’importance pour un administrateur de ne représenter ni sa situation personnelle ni celle d’un seul établissement.
« Quand on représente l’association gestionnaire, on a un tout autre rôle. Il faut raisonner dans l’intérêt collectif de l’association, dans sa globalité. »