Des valeurs partagées avec Cesap
Le 1er janvier 2025, Cesap reprend la gestion de La Maison en plus à Vaucresson (92), établissement créé à l’initiative de l’association Quelque chose en plus. Cette proximité lui a permis de découvrir plus largement les spécificités de Cesap.
« Ce qui m’a attiré, c’est le niveau d’expertise médicale de Cesap dans l’accompagnement des personnes polyhandicapées, mais aussi l’importance accordée à la formation. Ce qui assure une qualité et un savoir-faire dans l’accompagnement. »
Au-delà de cette expertise, il évoque aussi ce qui l’a marqué en découvrant davantage l’histoire de l’association.
« Lors des 60 ans de Cesap, j’ai pris conscience de tout le travail mené depuis des décennies autour du polyhandicap. J’y ai découvert l’ancrage de Cesap : une histoire riche, portée par des médecins qui ont cherché à apporter des réponses à des enfants et des familles alors considérés en ‘situation d’abandon’. Cet héritage m’a beaucoup touché. »
Le rôle d’administrateur : contribuer et faire dialoguer les points de vue
Ludovic Salaün décrit son rôle avec simplicité.
« Je ne viens pas avec des idées révolutionnaires. Mon objectif est d’accompagner la réflexion, d’apporter ma pierre à l’édifice et de faire entendre différents points de vue. »
Pour lui, le conseil d’administration joue aussi un rôle de passerelle.
« J’apporte mon regard de parent, en complément des décisions éclairées de professionnels qui sont quotidiennement confrontés aux réalités de terrain. L’enjeu est d’entendre les voix de tous, d’accueillir les différences et de faire avancer les sujets de manière constructive. »
Un regard sensible sur l’autodétermination
Parmi les thèmes qui lui tiennent particulièrement à cœur figurent l’autodétermination des personnes accompagnées et l’évolution des réponses proposées.
Il cite notamment les avancées permises par la Communication Alternative et Améliorée.
« Quand une personne découvre qu’elle peut exprimer un choix ou faire entendre son avis, c’est quelque chose d’extraordinaire. Avec le polyhandicap, on peut facilement passer à côté de ces capacités. Pourtant, il est essentiel de rester attentif à ce que chacun souhaite, à ses désirs. » Ludovic Salaün a d’ailleurs lui-même développé une application pour exprimer, à l’aide de la commande oculaire, un choix “oui/non” sur un smartphone.
Il se montre également attentif aux nouvelles formes d’accompagnement qui se développent dans le cadre de la transformation de l’offre.
« Les attentes des familles évoluent. Les parcours de proximité, les habitats inclusifs ou encore les solutions plus ouvertes sur la vie de la cité sont des orientations intéressantes voire essentielles. Ce qui compte, c’est de continuer à inventer et à imaginer l’accompagnement autrement… »